La performance énergétique d'un bâtiment dépend en grande partie de son système de chauffage.
Lors de l'établissement du certificat PEB, plusieurs éléments sont pris en compte afin d'évaluer le rendement global de l'installation :
Le type de générateur de chaleur (chaudière, pompe à chaleur, chauffage électrique, etc.).
L'ancienneté et le rendement de l'équipement.
Le combustible utilisé (gaz naturel, mazout, pellets, électricité...).
La qualité de l'isolation des conduites.
La présence d'une régulation performante (thermostat programmable, sonde extérieure, vannes thermostatiques).
Le mode de distribution de la chaleur (radiateurs, plancher chauffant...).
La production d'eau chaude sanitaire lorsqu'elle est liée au système de chauffage.
Une installation ancienne présente généralement des pertes importantes au niveau de la production, de la distribution et de la régulation.
À l'inverse, un système récent correctement dimensionné permet de réduire significativement la consommation énergétique ainsi que les émissions de CO₂.
Pistes d'amélioration
Selon la situation du bâtiment, plusieurs améliorations peuvent être envisagées :
1. Remplacement de la chaudière
Le remplacement d'une ancienne chaudière atmosphérique ou d'une chaudière au mazout par une chaudière gaz à condensation permet généralement d'améliorer sensiblement le rendement saisonnier.
2. Installation d'une pompe à chaleur
Une pompe à chaleur air/eau ou géothermique constitue une solution très performante, particulièrement lorsque le bâtiment bénéficie d'une bonne isolation et fonctionne avec des émetteurs basse température (plancher chauffant ou radiateurs adaptés).
3. Amélioration de la régulation
L'installation d'un thermostat programmable, d'une régulation climatique avec sonde extérieure et de vannes thermostatiques sur les radiateurs permet d'optimiser le fonctionnement du système et de limiter les consommations inutiles.
4. Isolation du réseau de distribution
L'isolation des conduites de chauffage traversant des locaux non chauffés (caves, garages, greniers) réduit les pertes de chaleur et améliore le rendement global de l'installation.
Choix de changement de système
Le choix du système de chauffage dépend principalement du niveau d'isolation du bâtiment, du budget disponible et des objectifs énergétiques.
Chaudière gaz à condensation : investissement modéré, amélioration importante par rapport à une ancienne chaudière gaz ou mazout.
Pompe à chaleur air/eau : excellente performance énergétique lorsque le bâtiment est correctement isolé ; idéale en combinaison avec une installation photovoltaïque.
Pompe à chaleur géothermique : rendement très élevé mais investissement initial plus important.
Chaudière à pellets : solution renouvelable adaptée aux bâtiments ne pouvant pas recevoir une pompe à chaleur.
Réseau de chaleur (lorsqu'il est disponible) : solution performante dans certains quartiers ou ensembles résidentiels.
Recommandations prioritaires
Les radiateurs électriques sont à éviter, car ils pénalisent fortement la performance énergétique du bâtiment et ont un impact défavorable sur le résultat du certificat PEB.
En l'absence d'un raccordement au gaz naturel, il est préférable d'envisager l'installation d'une pompe à chaleur air/air (climatisation réversible), qui offre généralement de meilleures performances énergétiques qu'un chauffage électrique direct et permet d'améliorer le niveau PEB du logement.
Les systèmes de chauffage au charbon ainsi que les poêles au mazout sont également fortement déconseillés. Leur faible performance énergétique et leurs émissions élevées dégradent significativement le résultat du certificat PEB. Le remplacement de ces équipements par un système de chauffage moderne et à haut rendement constitue une amélioration importante tant sur le plan énergétique qu'environnemental.
Documents à préparer pour le certificateur PEB
Pour le système de chauffage, il est recommandé de conserver une facture détaillée ainsi que la fiche technique de l'équipement installé.
Ces documents permettent d'identifier avec précision les caractéristiques techniques du générateur (rendement, puissance, technologie, régulation, etc.) et de valoriser correctement ses performances lors de l'établissement du certificat PEB.
Contrairement à d'autres postes de l'évaluation, les installations de chauffage sont souvent plus faciles à identifier grâce à une inspection visuelle, aux plaques signalétiques apposées sur les appareils et aux informations techniques du fabricant.
Toutefois, la présence de documents justificatifs reste un atout pour confirmer les caractéristiques de l'installation et éviter l'application de valeurs par défaut moins favorables.
Grâce à l'expertise d'OptiPEB, spécialisé dans les installations HVAC (chauffage, ventilation et climatisation), chaque certificat PEB est établi en exploitant l'ensemble des preuves disponibles afin de valoriser au mieux les performances réelles des équipements, dans le strict respect de la méthodologie PEB en vigueur.
Très haut rendement saisonnier.
Faible consommation d'énergie primaire.
Excellente performance dans le certificat PEB.
Solution idéale pour les bâtiments bien isolés équipés d'émetteurs basse température (plancher chauffant ou radiateurs adaptés).
Investissement initial élevé.
Très bonnes performances énergétiques.
Convient particulièrement aux bâtiments correctement isolés.
Très bon impact sur le résultat PEB.
Peut être associée à une installation photovoltaïque afin de réduire davantage les consommations.
Excellente alternative lorsqu'un chauffage central n'est pas envisageable.
Bon rendement énergétique en mode chauffage.
Généralement plus favorable au PEB que les radiateurs électriques.
Solution particulièrement intéressante en rénovation.
Très bon rendement.
Solution performante pour remplacer une ancienne chaudière gaz ou mazout.
Coût d'installation généralement inférieur à celui d'une pompe à chaleur.
Utilise une énergie renouvelable.
Bon rendement lorsque l'installation est récente et correctement entretenue.
Solution intéressante en l'absence de gaz naturel.
Rendement supérieur aux anciennes chaudières au mazout.
Solution acceptable lorsqu'aucune autre énergie n'est disponible.
Impact PEB moins favorable que les systèmes utilisant des énergies renouvelables.
Rendement limité.
Consommation énergétique plus importante.
Dégrade le résultat du certificat PEB par rapport aux équipements modernes.
Chauffage direct avec une consommation d'électricité importante.
Très défavorable dans le calcul PEB.
À éviter lors d'une rénovation énergétique.
Faible rendement global.
Chauffage peu homogène.
Impact défavorable sur le certificat PEB.
Système de chauffage obsolète.
Rendement faible et émissions importantes.
Très pénalisant pour la performance énergétique du bâtiment.
Son remplacement est fortement recommandé.