Lors de la visite d’un certificateur celui-ci va analyser les points suivants :
- La composition de la toiture et le type
- La composition des murs et le type
- La composition des plancher et le type
- La composition des ouvertures, type de châssis, porte, fenêtre etc…
Toiture isolée avec combles non aménagés : une erreur à éviter.
Voici ce qu'il faut faire.
La toiture
L'analyse de la toiture a pour objectif de déterminer la qualité de son isolation ainsi que la présence d'éléments importants tels qu'une lame d'air ou un système de ventilation adapté.
La toiture constitue l'une des principales sources de déperdition thermique d'un logement ; son isolation joue donc un rôle majeur dans l'amélioration du score PEB.
Pour obtenir de bonnes performances énergétiques, il est essentiel de disposer d'une isolation suffisante.
L'épaisseur nécessaire dépend du matériau utilisé et de sa conductivité thermique (valeur lambda). Plus cette valeur est faible, plus l'isolant est performant.
La réglementation PEB recommande que la somme des résistances thermiques des différentes couches doit être supérieure ou égale à 5,00 m²K/W.
En pratique, cette exigence correspond généralement à :
Environ 18 cm de laine minérale (R =5,65m²K/W) ;
Environ 12 cm de panneaux isolants PIR (R =5,55m²K/W).
S’il est techniquement impossible d’atteindre ces valeurs, il reste néanmoins recommandé d’améliorer l’isolation autant que possible.
Le score PEB en sera malgré tout significativement amélioré.
Si une isolation est déjà présente, il est souvent possible de la renforcer en ajoutant une couche complémentaire afin d'améliorer les performances thermiques de l'ensemble.
Le choix de la zone à isoler dépend également de l'utilisation des combles :
Grenier non chauffé ou utilisé uniquement comme espace de stockage : il est généralement préférable d'isoler le plancher des combles. Cette solution est la plus économique et la plus efficace, car elle réduit le volume à chauffer.
Grenier aménagé ou destiné à être transformé en espace habitable : l'isolation des rampants de toiture est recommandée. Bien que plus coûteuse et plus complexe à mettre en œuvre, cette solution permet d'intégrer les combles dans le volume chauffé du logement.
Une toiture correctement isolée permet de réduire significativement les besoins en chauffage, d'améliorer le confort des occupants et d'obtenir un meilleur score PEB.
En l'absence de documents justificatifs ou de preuves recevables, il est recommandé de prévoir un accès permettant au certificateur de vérifier visuellement la présence de l'isolation lors de sa visite. Cette vérification peut être essentielle pour prendre en compte l'isolation dans le calcul du certificat PEB.
Les murs extérieurs
La composition des murs extérieurs influence fortement le score PEB, en particulier pour les habitations quatre façades où les déperditions thermiques peuvent être importantes.
Les performances thermiques d'un mur varient selon sa composition.
Dans le cas d'un mur creux, généralement constitué d'une brique de façade, d'une lame d'air et d'un mur porteur, il est fréquent de trouver un isolant dans la coulisse.
Toutefois, la présence de cette isolation doit pouvoir être démontrée à l'aide de preuves ou être vérifiée visuellement par le certificateur.
Si le mur n'est pas isolé, l'injection d'un isolant dans la coulisse constitue souvent une solution efficace pour améliorer les performances énergétiques du bâtiment.
Pour les murs pleins, c'est-à-dire les murs ne comportant pas de coulisse, l'isolation par l'extérieur est généralement la solution la plus performante.
Elle permet de réduire fortement les pertes de chaleur tout en améliorant significativement le score PEB.
Lorsque cette technique n'est pas réalisable, l'isolation par l'intérieur reste une alternative intéressante.
La réglementation PEB impose un coefficient de résistance thermique R de l’isolant qui doit être supérieur ou égal à 4,00 m²K/W
En pratique, cette exigence correspond généralement à :
Environ 14 cm d’isolant graphite EPS (R =4,35m²K/W) ;
Environ 10 cm de polyuréthane PIR (R =4,5m²K/W).
S’il est techniquement impossible d’atteindre ces valeurs, il reste néanmoins recommandé d’améliorer l’isolation autant que possible.
Le score PEB en sera malgré tout significativement amélioré.
La présence d'une isolation dans les murs est souvent difficile à vérifier lors de la visite.
Il est donc fortement recommandé de conserver tous les documents justificatifs : factures, fiches techniques, photos de chantier, demandes de primes ou tout autre élément permettant de prouver les travaux réalisés.
En l'absence de preuves documentaires, il peut être utile de prévoir une ouverture visible dans le mur afin de permettre au certificateur de constater la présence, le type et l'épaisseur de l'isolant. Sans preuve ou constatation directe, l'isolation ne pourra généralement pas être prise en compte dans le calcul du certificat PEB.
Les planchers
Les planchers constituent également une source importante de déperditions thermiques.
Ils peuvent être en contact avec le sol, une cave, un vide sanitaire ou tout autre espace non chauffé. En fonction de cette configuration, le certificateur PEB peut déterminer les performances thermiques du plancher en tenant compte de sa composition et de la présence éventuelle d'une isolation.
L'isolation des planchers est généralement plus complexe à mettre en œuvre que celle des murs ou de la toiture, car elle nécessite souvent des travaux de rénovation importants.
Toutefois, lorsque le plancher surplombe une cave, un vide sanitaire ou un local non chauffé, il est souvent plus simple et plus économique d'isoler le plafond de cet espace afin d'améliorer la performance énergétique du logement.
Si vous envisagez des travaux de rénovation du sol, comme le remplacement du carrelage, il est fortement recommandé d'en profiter pour intégrer une couche d'isolation.
Cette intervention permet de réduire les pertes de chaleur et d'améliorer le score PEB du bâtiment.
La réglementation PEB impose une valeur 3,50 m²K/W.
À titre indicatif :
Pour un plancher en contact avec le sol, une isolation d'environ 7 cm de polyuréthane est généralement nécessaire pour atteindre cette performance.
Pour un plancher en contact avec l'air extérieur ou un espace non chauffé, une isolation d'environ 10 cm de polyuréthane est généralement requise.
S’il est techniquement impossible d’atteindre ces valeurs, il reste néanmoins recommandé d’améliorer l’isolation autant que possible.
Le score PEB en sera malgré tout significativement amélioré.
Ces valeurs sont à vérifier avec le type de matériaux qui doit répondre au coefficient indiqué ci-dessus.
Une isolation performante des planchers améliore le confort thermique des occupants, réduit les besoins en chauffage et contribue à l'obtention d'un meilleur certificat PEB.
En l'absence de preuves documentaires, il peut être utile de prévoir une ouverture visible dans le mur afin de permettre au certificateur de constater la présence, le type et l'épaisseur de l'isolant. Sans preuve ou constatation directe, l'isolation ne pourra généralement pas être prise en compte dans le calcul du certificat PEB
Les ouvertures ( chassîs et portes )
Des châssis performants constituent un élément essentiel pour obtenir un bon score PEB.
Associés à un vitrage adapté, ils permettent de limiter les déperditions thermiques, d'améliorer le confort intérieur et d'optimiser la performance énergétique globale du bâtiment.
Les châssis doivent présenter une valeur Ug inférieure ou égale à 1,10 W/m²K.
Cette valeur caractérise leur performance thermique.
Elle figure généralement dans les fiches techniques fournies par votre entrepreneur lors de l'établissement du devis.
Il est important de conserver ces documents, car ils permettent au certificateur PEB de justifier les performances thermiques des châssis.
Une preuve de leur installation (facture, photos ou attestation de pose) devra également être fournie afin que ces performances puissent être prises en compte dans le calcul du certificat PEB.
La pose de volet permette aussi d’améliorer la résistance thermique.
Dans la plupart des cas le remplacement de chassis est conseiller surtout dans le cas ou un simple vitrage est présent.
Les portes sont aussi impactée par la résistance thermiques du vitrage ou dans le cas d’une porte pleine du Uw qui doit être inférieur ou égal à 1,50 W/m²K.
Les portes de garage peuvent être justifiées au moyen d’une fiche technique ou d’une plaque signalétique mentionnant leur coefficient de transmission thermique (Uw).
Dans le cas d’une porte métallique non isolée, il est parfois possible d’améliorer ses performances thermiques en y ajoutant un isolant, pour autant que sa conception le permette.
Cette intervention augmente la résistance thermique de la porte et peut être prise en compte dans le calcul PEB, sous réserve de disposer des justificatifs nécessaires.
Il s’agit d’une amélioration relativement simple à mettre en œuvre, y compris par un particulier.
Documents à préparer pour le certificateur PEB
Afin de valoriser correctement l'isolation de votre toiture lors de l'établissement du certificat PEB, il est recommandé de rassembler les éléments suivants :
Des factures détaillées des travaux d'isolation réalisées par un entrepreneur, mentionnant le type d'isolant utilisé et, si possible, accompagnées d'une fiche technique du produit.
Des preuves visuelles permettant une vérification sur place, telles que des photos géolocalisables ou clairement identifiables. Celles-ci doivent permettre de reconnaître le type d'isolant et son épaisseur. Il est conseillé de photographier l'étiquette du produit à côté d'un mètre ou d'un outil de mesure.
Un ancien certificat PEB mentionnant explicitement la présence d'une isolation peut également constituer un élément de preuve.
Une demande de prime accordée pour des travaux d'isolation de toiture peut être prise en compte comme justificatif.
D'autres documents ou éléments probants peuvent être acceptés. Consultez la section « Liste des constatations » pour connaître l'ensemble des preuves recevables.